Résumé:
Face aux défis économiques engendrés par l'augmentation du coût des sources naturelles, leur épuisement et l'impact environnemental de leur production et de leur utilisation, l'industrie de la construction se tourne vers les biomatériaux. Les biomasses, notamment celles d'origine agricole comme les fibres du palmier (WFW), prennent ainsi une place prépondérante. Parmi ces fibres, les déchets de Washingtonia Filifera se distinguent par leurs propriétés mécaniques acceptables, leur légèreté et leur forte abondance en Algérie.Le but de cette recherche consiste à concevoir un nouveau matériau composite combinant des fibres végétales avec une matrice cimentaire, en vue de son application dans divers processus de construction.
Pour cela, un procédé à trois variables a été mis en œuvre, dont une teneur en WFW de 1% à 3%, traitée avec une concentration alcaline (NaOH) de 1% à 5% pendant une durée de 4 à 24 heures. Les réseaux de neurones artificiels (ANN) et la méthodologie de la surface de réponse (RSM) ont été exploités à des fins d'optimisation. L'objectif de la présente étude est de déterminer et d'optimiser les facteurs influençant les caractéristiques des bio- mortiers renforcés avec du WFW. Les résultats ont mis en évidence l'influence de la quantité de WFW, du pourcentage de NaOH et de la durée d'immersion sur les caractéristiques physiques et mécaniques. En outre, le remplacement de 1 % de ciment par l'équivalent de WFW immergé dans 2,5 % de NaOH pendant 4 heures s'est révélé être une bonne combinaison permettant d'améliorer la résistance en flexion et en compression.De plus, les modèles ANN et RSM étaient fortement corrélés aux données expérimentales, avec une plus grande précision pour les réseaux neuronaux artificiels. Les modèles mathématiques développés pour estimer les propriétés des bio-mortiers renforcés par WFW se sont révélés très pertinents, avec une grande précision, montrant moins de 7 % d'erreurs selon les calculs RMSE, MSE,et MAPE.